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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 21:41

La relation maître-disciple,

extrait de 'Vivre l'illumination'

 

 

 

"L’histoire du lion et du lionceau"

 

lion-et-lionceau-n-426361-0-copie-1.jpg

 

 

Une petite histoire :


 

Il était une fois, une lionne pleine, chassant pour se nourrir.

Elle attaqua un troupeau de chèvres.

Alors qu’elle sautait sur l'une d'elle,

l’effort fourni fut au-dessus de ses forces,

et elle mourut en  mettant bas un seul lionceau.

Le lionceau nouveau-né pouvait à peine ouvrir les yeux.

Il émettait quelque sons et bougeait péniblement à terre,désarmé.

Les chèvres virent ce lionceau orphelin et ressentirent

de la compassion envers lui.

 Vous pouvez vous demander comment des chèvres

peuvent-elles ressentir de la compassion pour un lionceau.

Comprenez, lorsque l’ennemi ne vous dérange ni ne vous blesse,

et que vous ne vous sentez menacé d’aucune manière par sa présence,

vous ressentez de la compassion envers lui,

même si c’est votre ennemi naturel.

De la même façon, comme les chèvres ne se sentaient

pas menacées par le lionceau,

elles commencèrent à lui exprimer de l’amour.

Les chèvres sentirent que le lionceau n’ était pas prêt à les attaquer,

et à cause de cela elles  furent capables

de lui exprimer de la compassion.

Elles s’occupèrent de lui,

l’élevant de la meilleures manière qu’elles le pouvaient.

Elles lui apprirent à manger de l’herbe, à boire le lait de chèvre,

à vivre comme elles et même à bêler comme elles !

Le lionceau adopta aussi leur langage corporel, leur gestuelle.

Depuis sa naissance personne ne lui avait jamais dit qu’il était un lion,

aussi ne savait-il pas qu’il en était un.

Ainsi, le lionceau grandit en continuant à vivre comme une chèvre.

Les chèvres aussi étaient à l’aise avec l’idée

qu’il était l’un d’entre eux.

Comme le lionceau grandissait, il commença à exprimer sa force,

d’une manière qui lui était naturelle.

Quand les autres jeunes chèvres se battaient avec lui,

il avait l’habitude de les frapper avec vigueur.

Les jeunes chèvres se plaignaient à leur mère chèvre :

«Il nous frappe !», disaient- elles.

La mère chèvre faisait de son mieux pour arranger les choses

entre le lionceau et les chèvres,

en les consolant et en leur disant d’oublier les bagarres avec lui.

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  Mais un beau jour, un lion attaqua le troupeau de chèvres.

Ces dernières effrayées se dispersèrent dans toutes les directions.

Le lion aperçut alors le lionceau s’enfuyant avec le troupeau,

bêlant tout comme lui ! Il ne put en croire ses yeux !

Il lui était impossible de comprendre pourquoi le lionceau

s’enfuyait en le voyant, et en bêlant comme une chèvre, de surcroît !

Le jour suivant, le lion ne retourna pas à la chasse,

mais partit à la recherche du jeune lionceau.

Quand il le vit, il s’approcha de lui par-derrière et le saisit.

Le lionceau commença immédiatement à hurler :

«Laisse-moi tranquille ! Laisse-moi partir ! Baa, baa…!»

Le lion dit :

«Imbécile ! N'aie pas peur ! Je ne cherche pas à te tuer !

Ne sais-tu donc pas qui tu es ?»

Le lionceau cria :

«Je suis une chèvre. Laisse-moi partir ! Laisse-moi partir !»

Le lion répliqua :

«Idiot ! Tu n’es pas une chèvre. N'aie donc pas peur de moi !»

Mais le lionceau était terrifié et pas du tout disposé à écouter

quoi que ce soit.

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Il se débattit pour se libérer et s’enfuit en courant.

Le lendemain, le lion revint là où se trouvaient les chèvres.

Une fois de plus, Il  s’arrangea pour attraper le lionceau.

Et cette fois-ci il le tint fermement.

Le lionceau se débattait dans cette  étreinte,

mais bien qu' une partie de son esprit lui suggérait

fortement de s'échapper,

l' autre lui suggérait étrangement qu'il se sentait finalement

bien d’être touché par le lion.

Son contact rassurant réveilla quelque chose de profond en l'animal.

Voyant ses efforts, le lion le laissa partir et dit:

«Je reviendrai demain. Mais  je ne te courrai pas après ! »

Puis le lion s’enfonça dans la forêt.


Le lionceau resta éveillé toute la nuit, incapable de dormir.

Son esprit était rempli de pensées…:

«Je n’arrive pas à accepter ce que le lion m’a dit.

Mais je pense qu’il doit y avoir du vrai dans ce qu’il dit…

Non ! Non ! Non ! Je ne pense pas que ce qu’il dit soit exact.

Je sais que je suis une chèvre.

Je le sais depuis ma naissance.

Et ce qu'il dit n’a pas de sens pour moi.

Il cherche à me manipuler.»

Comprenez,

le lion avait déjà imprégné le lionceau au-delà de sa logique.

Laissez- moi être clair, si la présence du maître vous affecte

au-delà de votre logique,

alors votre maître intérieur s’est déjà éveillé !

Vous ne pouvez pas vous sentir connecté au lion,

à moins que le lion en vous ne soit éveillé.

Si vous sentez une certaine extase et un certain confort

au contact du Maître (le lion) et si vous vous surpreniez

en train de ressasser encore et encore les mêmes sensations

ressenties en la compagnie du lion,

même si cela se fait par la visualisation,

alors, soyons très clairs, le lion vous a touché profondément !

Une partie de vous a déjà commencé à sentir un apaisement.

Une partie de vous a déjà commencé à sentir

que ce que dit le Maître est plausible.

Le jour suivant, lorsque le lion arriva,

le lionceau l'attendait déjà.

Il se tenait patiemment à l’orée de la forêt,

cherchant le lion des yeux.

Mais dès que ce dernier apparut,

le lionceau recula et s'éloigna pour rejoindre le troupeau de chèvres. Cependant,  il ne détourna pas sa face du lion,

car il ne voulait pas le perdre de vue !

Il recula et dit avec précaution :

«Reste là où tu es et je me tiendrai là où je suis maintenant !

Nous pouvons parler ainsi.

Il est vrai que je n’arrive pas à t’oublier.

Mais, gardons cette distance entre nous.»

Le lion  répondit :

«C’est d’accord ! Reste là où tu es. Maintenant, bavardons un peu !»

Le lion poursuivit :

«Comprends bien une chose, tu es un lion !

Tu ignores ta véritable nature,

en essayant d’être quelque chose d’autre !

Regarde attentivement et tu verras la différence

entre ces chèvres et toi.»

Le lionceau s’écria :

«Non ! Non ! Comment serait-ce possible ?

Je mange la même herbe qu'elles.

Je vis exactement comme elles !»

Le lion rétorqua :

«Imbécile ! Comprends cette chose de base :

regarde par toi-même !

Aucune autre chèvre ne se sent attachée à moi.

Aucune autre chèvre ne m'attend.

Elles ont toutes peur de moi.

Tu es le seul à m'attendre.

Comprends donc, à partir de cela,

que quelque chose s’est manifesté en toi.

Autrement, pourquoi m'attendrais-tu  ici ?

Accompagne-moi à la rivière, tout près d’ici,

et regarde ton reflet dans l'eau.

Tu pourras y voir ton visage et le mien.»

Le lionceau se sentit terrorisé à l’idée d’aller avec le lion

et lui dit :

«Non ! Tenons-nous ici et parlons.

Tiens- toi où tu es, je me tiendrai là où je suis.

Dis tout ce que tu veux bien dire, je resterai ici

et j' écouterai tes paroles.»

Alors le lion dit :

«Très bien, laisse-moi te dire ceci :

si tu me le permets, je peux te montrer ton vrai Toi dans la rivière,

et te prouver que nous sommes pareils.

Mais je ne te forcerai pas.

Je reviendrai dans une semaine.

Si tu es prêt, reviens ici et attends-moi.

Je t’amènerai alors au bord de l’eau. Sinon, oublie-moi !

N'essaie-même pas de te rappeler de mon existence, laisse tomber !»

Sur ces mots, le lion s’éloigna.

Le lion revint au bout d' une semaine, comme promis.

L'esprit du lionceau était encore tout confus...

«Devrais-je rencontrer le lion ou pas...?»

Il désirait vraiment cette rencontre au plus profond de lui-même,

mais en même temps, il en avait très peur.

Finalement, le lionceau atteignit l'endroit où il avait rencontré le lion

la dernière fois et le trouva là.

Le lion le regarda et se releva.

Il ouvrit la voie et, lentement,

ils commencèrent à marcher en direction de la rivière.

Tandis qu'ils marchaient,

le lion se rapprocha au plus près du lionceau.

Ce dernier fut saisi de peur et poussa des hurlements:

«Non ! Non ! Reste où tu es !

Montre-moi juste le chemin de la rivière.

Ne marche pas si près de moi.

Montre-moi juste le chemin.

Je peux y aller tout seul !»

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Le lion s’écarta un peu et commença à raconter des histoires

du temps où il était lionceau lui-même et comment il avait grandi

pour devenir un lion adulte.

Le lionceau était si absorbé par ces histoires

qu’il oublia de garder une distance avec le lion.

Pendant qu'ils marchaient,

le lion commença à se rapprocher du lionceau.

Ce dernier était complètement absorbé par les paroles du lion

et lui demandait sans cesse :

«Est-ce vrai ? Cela s’est vraiment passé comme ça ? »

«Tu as eu tous ces problèmes aussi ?»

Sans que le lionceau ne le réalise,

le lion s’était tellement rapproché de lui qu’il le  frôlait maintenant,

tout en continuant à marcher !

Le lionceau constata soudain cela, mais n'y trouva rien du tout de  gênant !

Il trouvait même le doux contact du lion très relaxant

et il ne protestait plus.

Le lion poursuivait sa narration et le lionceau disait :

«Oh ! C'était bien…! C’était très intéressant !» 

Le lion à présent tenait pratiquement le lionceau par l’épaule,

mais ce dernier était totalement absorbé par les «petites histoires»

sur l’enfance du lion.

Une fois arrivé sur les berges de la rivière,

le lion saisit le lionceau pour le pencher au- dessus de l’eau.

Le lionceau savait maintenant qu’il ne pouvait plus fuir.

Mais il fut  étonné de ne plus avoir aucun désir de fuir ! 

Comprenez :

le lionceau savait que non seulement il ne pouvait pas s'échapper,

mais il ne voulait pas s'échapper non plus !

Mais ensuite, un petit ego caché dans un coin de son esprit disait :

«Non ! Non ! Laisse-moi partir !

Qu’est-ce que tu me fais ? Pourquoi me tiens-tu de la sorte ?»

Le lionceau ressentait toujours une certaine crainte en lui,

aussi questionna-t-il le félin :

«Que fais-tu ?Dis-le moi, que me fais-tu ?»

Le lion répondit :

«Je ne te fais rien. Regarde juste dans l’eau !»

Le lionceau regarda dans l’eau et dit :

«D’accord, je vais regarder !» Le lion demande alors :

«Que peux-tu voir dans l’eau ? Vois-tu ces deux formes ?»

Le lionceau répondit : «Oui !»

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Le lion affirma alors :

«Et bien, un des lions c’est moi et l’autre c’est toi !»

Le lionceau répéta machinalement :

«Il y a deux reflets : l’un est le mien et l’autre le tien.»

Soudain, il réalisa ce qu'il disait,

mais il n’arrivait pas à le croire et commença à hurler :

« Oh ! Peut-être pas ! Non ! Non ! Non !

Les deux reflets dans l'eau doivent être les tiens !»

Le lion s'écria :

«Imbécile ! Regarde, je soulève ma patte.

Vois lequel des deux reflets soulève la patte.»

Le lionceau indiqua le reflet dans l'eau et dit:

«Seul ce reflet soulève la patte.»

Le lion dit alors :«D’accord, maintenant lève la patte ! »

Le lionceau leva sa patte, regarda le reflet dans la rivière et s’exclama : «Oui ! Oui ! Oui ! Je vois ! Je vois !»

Puis, d’une voix confuse il demanda :

«Mais… Comment puis-je être un lion ?

Ne suis-je donc pas une chèvre ?»

Le lion le regarde simplement et dit :

«Je ne suis pas là pour jouer avec toi.»

Un sentiment d'extase s’empara du lionceau.

Il pouvait sentir que quelque chose d’incroyable

était sur le point de se produire.

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Mais encore une fois,

son esprit intervint et sa bonne humeur disparut,

  il fut submergé de doutes :

«Je crois que j'ai été hypnotisé. Ce n'est pas ma vraie nature!

Il m’est arrivé quelque chose... Ce n‘est pas moi !

Je ne me suis jamais senti aussi heureux, si joyeux !

Ce n'est pas moi ! Il m'a fait quelque chose, ce lion.

Il m’a déjà fait quelque chose !»

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Le lionceau résistait encore.

Il tentait de s’enfuir, mais ce n’était qu’à moitié, car en fait,

il n’avait pas effectivement de désir de s’enfuir.

Il recommença à protester :

«Non ! Non ! Non ! Laisse-moi partir ! Laisse-moi partir !

Je sais que tu es un lion.

En guise d'offrande, si tu le veux, j'apporterai l'herbe

que je mange tous les jours,

j'apporterai le lait que je bois tous les jours.

Je consacrerai mon temps à te servir.»

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Finalement, le lion pensa :

«Je devrais le laisser maintenant.

Il ne peut pas comprendre plus pour l’instant.»

Il lui dit :

«Très bien, soyons clairs, nous devrions nous rencontrer encore demain. Mais cette fois, je ne viendrai pas à l’orée du bois pour t’amener ici.

Je resterai chez moi. Si tu veux me voir,

il te faudra découvrir où je vis et venir tout seul pour m’y rencontrer.

Je n'ai plus de temps à perdre à parcourir tout ce chemin

pour t’emmener ici !

Si tu ne veux pas venir à moi  par tes propres efforts,

alors laisse tomber !»

Le lion le quitta sur ces mots.


Cette fois-là, le lionceau ne s’enfuya pas comme

il avait l’habitude de le faire.

Il rentra très lentement.

Il ne le désirait pas vraiment, mais d'un autre côté,

son esprit le poussait à retourner vers les chèvres. 

Trois de ses pattes ne bougeaient pas. Seule une en était capable.

De grosses larmes commençèrent à jaillir de ses petits yeux,

à la pensée de cet adieu.

 

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Le jour suivant, le lion était majestueusement assis dans sa tanière. Lentement, très lentement, le lionceau s’approcha de lui

avec de l'herbe verte fraîchement coupée, en pensant

«C‘est la meilleure herbe du coin» et il la plaça par terre

devant le lion en disant :

«S’ il te plaît, accepte cette offrande que je t’amène !»


Le lion regarda et se dit :

«Très bien, si j’accepte cette herbe, ce petit se sentira connecté à moi.

Il pourrait même permettre à cette relation de devenir plus intense. Peut-être qu’il se sentira davantage lié à moi.»

Bien qu'un lion ne mange jamais d'herbe, il la ramassa,

la mit dans sa gueule et commença à la mâcher !

Il félicita même le lionceau :

«Cette herbe que tu m’apportes est vraiment bonne !»

Le lionceau fut très content de lui-même.

Leur relation commença à gagner en profondeur,

une fois que le lion eut commencé à manger l’herbe.


Comprenez, le lion se met à son niveau et mange l'herbe uniquement

pour établir un pont entre le lionceau et lui.

Bien que n’ayant jamais réellement mangé d’herbe,

il agissait comme s' il la mangeait habituellement et l’appréciait.


Peu à peu, des liens se tissèrent entre le lion et le lionceau.

Parfois, quand le lion goûtait l'herbe apportée par le lionceau,

il s'écriait :

«Imbécile ! Ne sais-tu pas quelle herbe tu es censé m'apporter ?

Qu’est-ce que c’est que ça ?

À ce jour, tu devrais savoir ce que je mange.

La fois prochaine fois, apporte-moi de la bonne herbe !»


Le lionceau pensait :

«Il se  fâche. Je me fâche aussi parfois.

Ainsi il parle mon langage et je parle le sien.

Il est exactement comme moi !»

Quand le lion mange de l'herbe, il descend de son niveau,

de son plan, de sa conscience, pour se connecter au lionceau.

Le lionceau se sentit immédiatement à l’aise.

Il pouvait maintenant se connecter au lion.

Il décida :

« Je devrais apporter une bonne herbe

et du bon lait frais la fois prochaine.

Il me faudrait faire les choses correctement.

Peut-être devrais-je emballer l'herbe convenablement ?»

Il faisait des plans, pensant qu’il avait été grondé par le lion

parce qu'il ne faisait pas du bon travail !

C'est comme cela que la relation commença à se tisser

entre le lionceau et le lion.

Maintenant le lionceau se sentait libre et il venait dans la forêt

pour voir le lion à chaque fois qu’il en avait envie.

Il commençait à se sentir très à l’aise avec le lion, très détendu.

Il ne connaissait pas le plan magistral du «maître» lion.

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Un beau jour, le lionceau visita le lion avec de l’herbe et du lait,

il vit le lion assis avec un grand morceau de viande devant lui.

Dès qu’il vit la viande, il eut peur et poussa des cris effrayés :

«Pourquoi y a-t-il de la viande dans ton assiette ?

Qu'est-ce que c'est ? Es-tu un non-végétalien ?

Je ne savais pas que tu étais un non-végétalien !

Pourtant tu es une personne si affectueuse et charismatique !

Tu ne peux pas être non-végétalien ! Quoi ?

Tu manges toutes ces choses affreuses?

Moi je suis végétalien ! Je ne peux admettre ça !»


Cette fois-ci le lion ne prit ni le temps ni l'énergie

pour expliquer quoi que ce soit.

Il le saisit simplement par le cou,

prit de la viande dans sa gueule et l’enfonça dans  celle du lionceau.

Dès l’instant où la viande entra dans sa gueule,

le lionceau  goûta le sang et quelque chose se produisit subitement en lui.

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Le lionceau ne comprenait pas ce qui se passait.

Il venait de goûter à la viande pour la toute première fois  !

Il était submergé par le sentiment qui montait en lui.

C'est ce qui se produit lors de votre première expérience de satori,

la félicité ! Lorsque vous l'expérimentez, vous comprenez !

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 Tout en mastiquant la viande,

le lionceau laissa retentir un rugissement, comme un lion !

Il commença à rugir, déclarant sa vraie nature.

Il exprima sa nature vraie.

A cet instant,  le lion fixa le lionceau dans les yeux et dit :

«Tat tvam asi – Tu es Cela.» 

L’initiation se produisit.

Le lion devint un lion.

Ce fut tout.

Ce lion -qui pensait être une chèvre- devint un vrai lion !

 

Tu es un lion, pas une chèvre ! 

          

Comprenez bien cette chose :

vous n’êtes ni l’homme, ni l'identité que vous pensez être.

Vous êtes un peu comme la chèvre.

En fait, vous êtes la chèvre.

Regardez-moi et comprenez.

Je pensais aussi être une chèvre,

mais regardez un peu comment je suis devenu un lion.

Jetez juste un coup d'œil sur mon histoire.

Vous comprendrez qu’il est bien dommage de s’identifier à une chèvre !

Et automatiquement vous deviendrez un lion !


C’est ce que Krishna veut dire lorsqu’il dit :

«Quand vous comprendrez ma vie, vous vous libérerez.»

La vie d'un homme libéré vous affranchit

parce qu'elle montre exactement là où vous vous tenez aujourd’hui.

L'homme libéré était aussi un ignorant

et il s’est un jour tenu à l’endroit où vous êtes aujourd’hui.

Ceci vous donnera l’extraordinaire courage

dont vous avez besoin pour avaler la viande crue,

goûter à votre nature inhérente -qui est pure félicité-

et commencer à rugir .

lorsque l’expérience se produit, vous rugissez au lieu de bêler !


Combien de temps a-t-il fallu au lionceau

pour réaliser qu'il est un lion?

À peine une seconde ! Il a commencé à rugir dès l’instant

où la viande et le sang sont entrés dans sa gueule.

Mais rappelez-vous combien de temps il a fallu,

uniquement pour mettre la viande dans la gueule du lionceau !

Entrer dans l’antre du maître prend du temps.

Une relation, un rapprochement, doit s’établir avant cela.

C'est pourquoi il faut un certain temps.

L’illumination en soit peut être très rapide.

Mais, le rapprochement, la confiance nécessaire pour  transmettre

cette expérience, prend du temps.


Avons-nous besoin d'un maître ?

 

Le Maître ne parle pas pour vous donner la vérité,

mais pour vous aider à reconnaître que la vérité est déjà en vous.

Le Maître n’est qu’un miroir,

vous pouvez contempler votre propre visage à travers le silence

profond que vous ressentez en sa présence.

Le maître illuminé Adi Shankara déclame cela admirablement

bien dans ses vers de Bhaja Govindam :

 

Une fois que vous vous êtes abandonné aux pieds de lotus du Maître,

vous vous libérerez des chaînes de ce monde,

Puis, grâce au contrôle complet de votre esprit et de vos sens,

Vous trouverez le Seigneur dans votre cœur.

 

L' importance du Maître

 

Pour l’esprit moderne, comprendre le besoin d’avoir un maître

est très difficile à saisir.

Le Maître est celui qui vous donne un aperçu de la réalité,

de la vérité de qui vous êtes.

Il n'est pas juste là pour enseigner, il est là pour éveiller.

Le Maître est la seule écriture sainte vivante.


L’abandon à Dieu est difficile

parce que vous ne savez ni où Il est, ni qui Il est.

Pour vous, Dieu n’est qu’un simple concept.

Mais le Maître est Un avec le Tout.

Il a atteint l’Ultime et Dieu est une réalité pour lui.

Il vit avec Lui, avec l'Existence,

ou quel que soit le nom que vous voulez Lui donner.

Et le Maître est une réalité pour vous.

Il est tangible. Ainsi, il peut devenir votre Porte pour atteindre  Dieu.

A travers sa présence, vous pouvez faire le saut quantique

dans les bras du Divin. 


L’ego est la seule chose qui se tienne entre vous

et votre véritable nature de félicité, votre divinité.

Devenir disciple est le processus qui vous amène

à renoncer à votre ego.

Il est très difficile de laisser tomber l’ego.

L’abandonner signifie perdre l'identité solide à laquelle

vous vous identifiez depuis de nombreuses années,

en pensant que vous en avez besoin pour survivre.

Abandonner l’ego s’apparente à mourir, alors qu’en fait,

c’est l’ego qui s’interpose entre la vie et vous !


Lâcher l’ego n’est possible qu’au sein d’une relation

de confiance profonde, d’amour et de révérence envers le Maître.

Vous gagnez graduellement du courage et risquez alors d’abandonner

la seule chose à laquelle vous vous étiez accrochée

pendant toute votre vie : votre ego.

Vous n’abandonnez l’ego que lorsque vous savez

que même si vous tombez, vous tomberez dans le filet de l’amour

et la compassion infinie de l'Existence,

incarnée sous la forme du Maître.


Pour l’instant, la plupart des expériences que vous vivez

accroissent vos craintes et votre avidité.

Mais ultimement, ces expériences devraient renforcer

votre conscience et votre être aussi.

C'est le changement cognitif, c’est la révolution psychologique

que le Maître opère sur vous,

et qui résulte en une transformation complète. 


Apprendre du Maître

 

Vous allez peut-être demander :

«Pourquoi aurais-je besoin d’un maître ?

Je peux bien apprendre de la vie !»

L’apprentissage avec le Maître est une expérience très douce,

une expérience très joyeuse.

Le Maître vous place tout d’abord sur ses genoux,

vous anesthésie de son amour, avant de commencer l’opération

sur la « tumeur ego».

Vous n'éprouverez même pas la douleur

que la transformation peut impliquer,

parce qu’il vous offre son amour.

Même si l’opération est  modérément douloureuse,

vous la supporterez facilement,

grâce à la joie et à la conscience d'être avec le Maître.

Le Maître est vie intense.

Non seulement il enseigne,

mais s’assure aussi que vous traversiez en douceur

et dans la joie votre processus de transformation.


Une petite histoire :


Le père d'un jeune garçon lui dit un jour

de déplacer une grosse pierre.

Le garçon  essaya de son mieux,

mais il ne fut pas capable de la déplacer.

Il resta debout là, complètement fatigué.

Le père dit :

«Tu n'as pas utilisé tout ton potentiel.

Utilise toute ta puissance potentielle !»

Le fils était totalement exténué.

Il cria à son père :

« De quoi parles-tu donc ?

Tu dis que je n’ai pas employé toute ma puissance potentielle.

Je suis fatigué ! Ne vois-tu pas ?»

Le père expliqua :

«Tu aurais pu me demander de la soulever à ta place,

puisque je suis également ta puissance !»

De la même façon,

vous pouvez également employer la présence du Maître.

Comprenez bien, s’il vous plaît, que vous pouvez me solliciter.

Vous pouvez utiliser mon aide.

Or, vous n'avez jamais fait cela.

Vous n'avez également jamais considéré le Maître

comme votre potentiel.

Tellement d’aides sont disponibles,

vous pouvez recevoir tellement, 

mais vous ne demandez jamais rien, vous ne les prenez pas !


La vie elle-même peut être votre maître.

Mais dans ce cas, il sera difficile de savoir où apprendre

ce que nous devrions apprendre,et de qui nous devrions l’apprendre. Dattatreya, un grand maître, dit :

«Je n'ai jamais eu de maître,

car la vie a toujours été mon Maître.

J'ai appris comment me concentrer en observant le chasseur

qui essaye de se concentrer sur l'oiseau.

J'ai appris comment épargner l'argent en observant les fourmis !»

Si vous avez l'intelligence de ne gardez que les bonnes choses,

la vie peut devenir un maître. 

Mais bien des fois, vous ne retenez que les mauvaises choses.


Une petite histoire :


Le roi Harishchandra vécut une vie entièrement

basée sur l‘honnêteté.

L'histoire d’Harishchandra indique qu'il vécut pour l’honnêteté,

et qu’à un moment donné il vendit même son épouse

et ses enfants pour préserver son honnêteté.

            Dans un village, un prédicateur relata un jour

l'histoire de Harishchandra.

Après le récit, il demanda à un homme :

«Qu’avez-vous appris de cette histoire ?»

L'homme répondit :

« J'ai appris que peu importe ce qui se produit dans la vie,

je devrais toujours dire la vérité.»

Le prédicateur en fut heureux.

Puis, il  demanda à un autre homme :

«Qu’avez-vous appris de cette histoire ?»

Le deuxième homme répondit :

«J'ai appris une autre leçon importante.

En cas d'urgence, vous pouvez même vendre votre épouse,

rien de mal à cela !»

Comprenez :

vous pouvez apprendre deux choses différentes de la même histoire !

Le Maître arrive dans votre vie parce que vous n’avez pas toujours l'intelligence d'apprendre de la vie.

Il montre la voie à suivre, car il l'a déjà empruntée

et il est parvenu à son but.

Vous voyez, les tumeurs peuvent être enlevées

en prenant des médicaments. 

Mais cela peut prendre des années.

Le Maître enlève simplement la tumeur en un rien de temps.

En outre,  la douleur que vous auriez en vivant avec ces tumeurs

serait beaucoup plus difficile à supporter que la douleur

que vous éprouveriez quand le Maître l'enlève.

La douleur ressentie avec le Maître lorsqu’il l’ enlève,

c’est trois fois rien.

Mais vivre avec la tumeur est difficile et dangereux.

C’est pourquoi il est bien mieux d’aller vers le Maître.


La vie est trop essentielle.

Elle est un mystère et ne peut être limitée par nos désirs.

Nos désirs peuvent sembler énormes et valoir toute une vie.

Parce que nous avons une vue étriquée de la vie,

nous attachons tellement plus d’importance aux choses secondaires,

alors qu’il y a tant d’expériences riches de sens disponibles !

Mais le problème, c’est que nous ne pouvons même pas les imaginer,

parce que nous n'avons jamais rien vu de tel.


C'est là où le Maître intervient.

Il a perçu l’intégralité de la vie.

Il peut voir des choses que vous ne pouvez  même pas imaginer .

Laissez les désirs tranquilles.

Le Maître est là juste pour vous aider à avancer vers la réalisation

de cette plénitude dans votre vie aussi.

Tout ce dont vous avez besoin,

c’est la confiance pour avancer avec lui .

Ainsi, à mesure que les choses commenceront à se produire,

votre conviction au sujet de cette vérité va croître.

Alors, vous entrerez dans le cercle vertueux.

Votre confiance augmentera et vous amènera à plus d'expériences,

qui vous inciteront à avoir encore plus confiance.

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Le Maître ne vous impose rien.

Il enlève simplement ce qui n'est pas nécessaire

et ce qui vous a été imposé ; et il vous laisse frais et nouveau.

Vous devenez alors une toile admirablement vierge

sur laquelle vous pouvez créer votre propre et unique peinture.

Vous pouvez composer votre propre chanson

et vous pouvez danser votre propre danse.

Le Maître ouvre les portes à l'expérience la plus douce de la vie, l'expérience de votre propre singularité."

 

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